La pierre SAINT-MARTIN

Le plus ancien « monument » d’Autrêches était presque entièrement enfoui jusqu’à ce que, dans les années 1980,  quatre vaillants retraités (MM Idée, Légierski, Moyen, et Primaux) décident de le dégager de sa gangue végétale . Ce bloc massif de grès se trouve quelques mètres à l’Est de l’entrée supérieure du cimetière . Il s’agit en fait d’un mégalithe fiché profondément dans le sol. 

Il a sa légende. En effet, la vénération dont cette pierre a fait l’objet tiendrait à l’empreinte laissée par le genou de Saint-Martin . La croyance voulut que Saint-Martin passant par là, descendit de cheval pour prier : l’infractuosité que l’on peut encore observer aujourd’hui serait la marque de la déformation du grès sous le genou du Saint.

Il était dommage qu’un témoignage de l’âge de pierre, vénéré depuis au moins l’implantation du Christianisme, soit aussi peu signalé et ce d’autant plus que les mégalithes sont peu nombreux dans la région.

Sans parler de la fameuse « pierre à pisser » de Gargantua et, hors le grès de la Fontaine de Saint-Sulpice de Bitry, on ne connaît en effet, que :

  • Le grès de Saint-Lucien devant l’église de Caisnes où l’on montre un trou pratiqué par le bâton du Saint ainsi que l’empreinte de son pied. En faisant trois fois le tour de la pierre en récitant des prières on y guérissait les maux de dents et les rhumatismes en frottant la partie malade sur le bloc vénéré .

  • La pierre Saint-Hubert au cimetière de Brétigny où l’on voit la trace du marche pied du Saint . Cette pierre était réputée guérir la rage.

On ne sait quel type de guérison venaient chercher les processionnaires à la pierre Saint-Martin. Hélas !




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2 réflexions sur “La pierre SAINT-MARTIN

  1. Vous citez la fontaine Saint Sulpice de Bitry :
    Avez-vous, concernant cette fontaine, quelques références bibliographiques?

    • Bonsoir,

      Effectivement, dans cet article consacré à la Pierre Saint Martin, située à l’entrée supérieure du cimetière d’Autrêches, je cite la fontaine Saint Sulpice de Bitry.

      L’une et l’autre de ces curiosités font l’objet de paragraphes page 18 de « La notice archéologique sur le département de l’Oise » par Louis Graves ; librairie Guénégaud ; Paris VI qui a réédité l’impression Desjardins à Beauvais en 1856.

      Restant à votre disposition et avec mes salutations

      Remi Hébert

      /

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