Le noms de nos hameaux

12/2/2012

par Remi  Hébert

L’ORIGINE DU NOM DE NOS HAMEAUX

(et des lieux-dits)

AUTRECHES

Le plus vieux texte mentionnant Autrêches est un diplôme (un acte) émanant du roi Charles Le Chauve et datant de 858 dans lequel le hameau est appelé Atrepia ou Altrepia .

La forme primitive d’Altrepia serait due à l’assimilation du nom d’alta ripa « haute rive » à un composé en apia.

Le nom d’Altrechia (donné en 1142) aurait comme premier terme le gaulois altero voulant dire « de second ordre » et aurait comme sens petit ruisseau . Selon cette explication, le nom d’Autrêches tirerait donc son origine de sa situation dominant le filet d’eau qu’est le ru des Tanneurs (affluent du ru d’Hozier).

 

HAUTEBRAYE

L’origine parait ici tout à fait incontestable :

v  Haute provient d’une suite de déformations d’ultra qui veut dire au-delà de, outre.

v  Le mot Brai quant à lui signifiait boue en français du XIIe siècle et vient du gaulois « bracu » qui a le même sens .

La forme ancienne d’Hautebraye indique donc sans équivoque, qu’il s’agit d’un lieu situé au-delà des marais.

Cette explication est corroborée par la topographie de ce hameau dont les habitations  sont édifiées au-dessus d’une zone  marécageuse.

 

Le Tiolet

Tiolet, est un lieu ainsi nommé parce qu’un tilleul y poussait . De fait, jusqu’à la fin du XIXème siècle, un bouquet de tilleuls subsistait aux abords de la Ferme .

St-Victor (ferme)

A la différence de la ferme du Tiolet, cette ferme est relativement récente (milieu du XIXe siècle, mais reconstruite après guerre) . Elle est ainsi appelée par référence au Saint patron de l’église d’Autrêches.

 

Le Bout de Vaux

Tire évidemment son nom de sa situation au bout de la vallée. « Vaux » en  vieux français signifie « val » et ne subsiste que dans la locution datant du XVe siècle « par monts et par vaux ».

 

Chevillecourt et Massenancourt

Le suffixe « court » vient du bas latin » cortis » et désigne à l’origine la cour de la ferme, puis par extension, la ferme, puis le domaine rural, puis enfin  le village .

« court » était généralement accolé au nom de celui qui exploitait la ferme ; on peut donc supposer que ce sont de grands fermiers mérovingiens, proche du nom Massenau et Chevil qui seraient à l’origine de leur appellation .

La majorité des villages se terminant par « court » (ils sont 216 dans le seul département de l’Oise !) datent de l’époque mérovingienne, époque de défrichement de forêts et d’extension de la mise en culture du sol.

 

Pour mémoire, j’ai écrit une brochure éditée vers 1975 qui était consacrée à l’origine du nom des nombreux lieux-dits de la commune d’Autrêches .

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Ce que l’on chantait durant l’hiver 1914-1915 dans les tranchées d’Autrêches, Berry ou Vingré

26/3/2012

par Remi Hébert

Ce que l’on chantait durant l’hiver 1914-1915

dans les tranchées d’Autrêches, Berry ou Vingré*

 

 

1/  Sur l’air de «Sous les ponts de Paris »

 

Chanson composée

 par un  anonyme,  soldat du 170ème Régiment d’Infanterie

 

1er  couplet

Du côté d’Vic sur Aisne

Les Français, les Teutons

Au travers de la plaine

Se flanquent des coups d’canon

Pendant le jour

Chacun son tour

Depuis les tranchées on s’fusille,

Oui, mais le soir

Quand il fait noir,

Chacun voudrait dormir

Tranquille

Refrain

Dans les tranchées d’Vingré

On vient de s’installer ;

Avec un peu de tabac dans les poches

On s’fout pas mal d’être

Aussi près des Boches ;

S’ils envoient une marmite,

On leur répond bien vite ;

Le 75 se met à cracher

Sur les tranchées d’Vingré !

 

 

2 / sur l’air de « Viens poupoule »

 

Chanson composée

par le soldat Charles Jeannier du 54ème Régiment d’Infanterie territoriale de Besançon

 

1er couplet

Il y a deux pays charmants

C’est Autrêches et Ch’villcourt,

Où s’abritent ces maudits Allemands

Déjà depuis d’longs jours

En bas, au fond de la vallée,

Existait un moulin**

Les canons boch’s l’ont bombardé

Il n’en reste plus rien

Près de la roue tout’ brisée

On va tous s’débarbouiller

*lire sur le sujet : « Les chants de bataille » Nicole et Alain Lacourte – Ed. Belfond 1992

**Il s’agit du moulin de Pontfard

Refrain

 

Viens von Kluck ! Viens von Kluck ! *

Viens !

Avec tous les canons,

Tes fameux bataillons,

Ah !..

Viens von Kluck ! Viens von Kluck

Viens

Tu peux faire tes adieux

A ces pays mon vieux

2ème couplet

Dans les tranchées de Chevill’court

La nuit comme le jour

Qui c’est qu’l’on voit d’vant les

Créneaux ?

C’sont les territoriaux

Des bataillons du cinquant’quatre

Toujours prêts à se batttre

Car là, derrière l’ancien moulin,

Les Boch’s ne sont pas loin

S’ils essaient de s’approcher

La mitraille va cracher

Refrain

Viens von Kluck ! Viens von Kluck !

Viens !

Les mitrailleurs veillent bien

Tout autour du moulin,

Ah !..

Viens von Kluck ! Viens von Kluck !

Viens !

Pruneaux on t’servira

Pour toi et tes soldats

3ème couplet

Dans le secteur Sacy, Bonval,

Il y a un régiment,

C’est l’cinquant’ quat’territorial

Qu’est toujours en avant ;

Il a la garde d’Saint-Victor,

Un’ferme démolie,

Qu’les Boches ont transformée en fort,

Et où ils viennent la nuit.

Nos poilus surveillent bien

Le repaire de ces coquins.

*Général, commandant la 1ère armée allemande

Refrain

Viens von Kluck ! Viens von Kluck !

Viens !

A Bonval, Saint-Victor,

Tu n’as qu’à faire le mort,

Ah !..

Viens von Kluck ! Viens von Kluck !

Viens !

Le cinquant’quatre est là,

Von kluck ne bronche pas .

4ème couplet

Sur le plateau d’Vingré-Berry,

Par les plus froides nuits,

Qui c’est qu’était dans les tranchées ?

C’étaient les terrassiers

Du cinquant’quat ‘de Besançon

Ce sont tous d’bons lurons,

Des gars du Doubs, d’l’Ain, du Jura,

Des braves Franc-Comtois,

D’Rhône et d’Loire réunis,

Ce sont tous de bons amis.

Refrain

Viens von Kluck ! Viens von Kluck !

Viens !

On t’attend cher ami,

A Vingré et Berrry .

Un épisode inconnu de la grande guerre

5/2/2012

par Remi  Hébert

 

Un épisode inconnu de la Grande Guerre

Janvier 1915, la bataille d’Autrêches est terminée .

Deux mille soldats français et quelques centaines d’allemands ont été tués, blessés ou ont disparu dans cette bataille . Désormais Autrêches est partagée par un réseau dense de barbelés et de tranchées ; la guerre de position est commencée.

Le dimanche 17 janvier 1915 s’annonce calme .

A proximité de la route de Saint-Victor à l’Hermitage, à quelques dizaines de mètres des tranchées allemandes, se trouve un poste d’écoute avancé relié à la tranchée française par un boyau de 80 cm de large . Ce poste est occupé par quatre « pépères » (ainsi nommés parce qu’ils avaient atteint la quarantaine) de la 6ème Compagnie du 54ème Régiment d’Infanterie Territoriale .

Quelques allemands, en rampant, surprennent les quatre hommes, en font prisonnier deux, blessent le troisième tandis que le quatrième réussit à s’enfuir ; peu après les Allemands regagnent leurs lignes et tout redevient calme .

Pas pour longtemps cependant car du côté français on s’alarme : le téléphone ne cesse de retentir et les nouvelles les plus contradictoires circulent et s’amplifient à l’arrière… L’état-major imagine que les Allemands ont percé notre front et qu’une offensive est commencée..

Aussi les canons de Mouflaye, du Chapeaumont, de Montigny-Lengrain se mettent-ils à bombarder massivement les lignes allemandes de Saint-Victor et d’Autrêches (hélas, certains tirs trop courts font des ravages dans les tranchées françaises…).

Le 14ème Régiment de Chasseurs à cheval est envoyé précipitamment au dessus d’Hautebraye pour prêter main forte aux territoriaux et au 170ème Régiment d’Infanterie que l’on croyait en difficulté . L’état-major fait même venir d’urgence 8.000 hommes en renfort .

Tout ce remue ménage inquiète les allemands qui –à leur tour- croyant à une offensive générale font donner leur artillerie lourde . Il faut attendre la nuit pour que le calme revienne de part et d’autre, tandis qu’un communiqué annonçait à la France entière qu’à Autrêches nos troupes avaient victorieusement repoussé 2 attaques ennemies .

Cette version officielle des faits n’empêcha pas peu après, le limogeage des colonels des 54eme Régiment d’Infanterie Territoriale et du 170ème Régiment d’Infanterie pour leur manque de sang froid….

Les calvaires

13/2/2012

RH

 

 

LES CALVAIRES

Les croix sont là pour rappeler que nous sommes en terre chrétienne . Elles témoignent de la piété d’autrefois.

Trois croix subsistent à Autrêches –leur nombre était jadis 2 ou 3 fois supérieur. L’emplacement de certaines de celles qui ont disparu nous est connu : on peut même voir à l’entrée d’Hautebraye, dans le bas côté, des pierres taillées qui faisaient partie d’un socle, comme d’ailleurs sur la route de Saint-Victor, des restes de la croix Saint-Sébastien et enfin un socle au carrefour des chemins près de la ferme St Victor . Plus de trace en revanche de la croix située sur la route d’Autrêches à Moulin .

Comment se présentent-elles ?

Dans notre région, l’immense majorité des croix étant l’œuvre de tailleurs de pierre locaux, les dimensions et les modèles sont très proches les uns des autres . Rarement se trouve respectée la tradition du regard du Christ face à l’Ouest.

Elles constituent des repères :

La croix salue celui qui arrive au village.

Autrefois, chaque voie d’accès en comportait une à la limite des habitations, comme c’est le cas de la croix « Crépin-Cerf » à l’entrée de Chevillecourt en venant de Morsain . Elles peuvent constituer des limites entre hameaux (croix de « La Justice »).

De quand datent-elles ?

Leur emplacement est souvent extrêmement ancien, mais sauf rares exceptions ( » La Croix Xerol  » à Ressons ), elles sont postérieures à la Révolution.

Les croix de bois sont toujours récentes (celle située à la sortie de Chevillecourt en direction d’Autrêches date de 1912. Son histoire est racontée ci-dessous).

Le socle de pierre est généralement beaucoup plus ancien que la croix . Au cours des siècles, seule la partie tombant en ruine est remplacée, mais le socle subsiste, car il s’agit d’une borne sacrée dont l’emplacement fixé à l’origine est immuable. Autrefois, déplacer une croix aurait été sacrilège.

Une croix n’est jamais placée au hasard . Son érection obéit toujours à un motif précis . Ce qui donne son caractère à chaque croix, ce n’est pas seulement sa forme, c’est son accord profond avec le lieu, la végétation, le paysage.

A Autrêches, les processions avaient disparu dès avant la Première Guerre : la dernière, dont on a gardé le souvenir, avait lieu à l’Ascension et partait de l’Eglise pour aller au calvaire de « La Folie » au bord de la route allant d’ Autrêches à Hautebraye .  La croix avait été bénite et plantée à cet endroit par 3 missionnaires jésuites le dimanche 31 janvier 1745.

Aujourd’hui, même si la dévotion publique parait éteinte, les croix sont entrées dans notre patrimoine commun . Elles appartiennent à tous, croyants ou non croyants.

Préservons les de la marée de l’indifférence !

***

BREVE HISTOIRE DE LA CROIX DE CHEVILLECOURT 

La croix à la sortie de Chevillecourt, en direction d’Autrêches, est une croix de Mission . Comme ce type de croix, elle est en bois et, à vrai dire, comme toutes celles du début de siècle, sans charme et sans vie. Son origine nous est connue :

Inquiète de la faible piété de nos régions, l’Eglise considérait que la reconquête des esprits était à faire au début du XXème siècle .

Dans cet esprit missionnaire furent érigées des croix comme celle dont nous  parlons . Une photo nous montre  cette croix posée sur un catafalque noir porté en grande pompe de l’Eglise à son emplacement actuel, au milieu du clergé local et de la foule des fidèles, un beau jour de l’année 1912.

Son histoire est assez agitée :

En 1914,  elle se trouve au beau milieu des combats et n’y résiste pas . En 1938, à la suite d’un pari, un habitant éméché entreprit de l’abattre à coups de hache . Quatrevaux , le charron, répara les dommages . Puis ce fut une nouvelle fois la guerre .

Au début des années 80, un groupe de fidèles entreprit de la restaurer . Jean-Louis BRIET, ébéniste à Hautebraye  se chargea du travail . A cette occasion  on trouva au pied de la croix la liste des fidèles qui s’étaient cotisés en 1912 ainsi que des ossements .

S’agit-il d’une partie des insignes reliques de Saint-Victor ou bien de celles de Saint-François de Sales qui se trouvaient dans une chasse de l’Eglise avant la grande guerre ? C’est très probable, mais nous n’en avons pas la certitude .

L’hydrographie

12/2/2012

par RH

 

 

 

 

 

Réseau hydrographique d’Autrêches

 

Les cours d’eau ont perdu l’importance capitale qu’ils avaient jadis quand la vie des habitants dépendait pour beaucoup de l’eau de la rivière et de son énergie .

Néanmoins, un bref rappel de notre hydrologie n’est pas inutile.

Comme chacun le sait, le terroir d’Autrêches est traversé par le ru d’Hosier (appelé aussi autrefois d’Osier ou d’Hozien).

Ce ru, long de 18 kms, est orienté de l’Est vers le Sud-Ouest : c’est un fort ruisseau de 3 à 4 mètres de largeur qui prend sa source par 117 mètres d’altitude au dessus de la ferme de Montécouvé à Juvigny . Il passe à Bagneux, Epagny, Vézaponin, Morsain, avant de pénétrer sur le terroir d’Autrêches qu’il traverse sur quelques 3 kms ; rentrant ensuite dans le département de l’Aisne, passant à Saint-Christophe et arrivant à Vic, il se jette dans l’Aisne en aval du barrage éclusé .

Le ru d’Hosier coule dans une vallée assez peu large jusqu’à Hautebraye . La force du courant s’explique par un sensible dénivelé ; les hauteurs suivantes ont été relevées le long de son cours : 84 mètres à Bagneux ; 64 mètres à Vézaponin ; 55 mètres à Morsain et 51 mètres au pont d’Hautebraye.

A Autrêches, deux affluents viennent le grossir, il s’agit du :

  •  ru des Tanneurs qui prend sa source au-delà du Bout de Vaux et sur lequel se trouvait près de son confluent, un moulin dénommé « le moulin rouge » ;
  •  rue de Bonval,  qui prend sa source sur la commune, puis à 200 mètres de là, vient former la limite territoriale entre Autrêches et Saint-Christophe. Il coule à l’Est et au Nord de Bonval puis au Sud d’Hautebraye et rejoint le ru d’Hosier au point où celui-ci pénètre dans le terroir de Saint-Christophe . Ce ru a une longueur de 2.200 mètres .

Les eaux du ru d’Hosier servaient à l’alimentation de neuf moulins à la fin du siècle dernier à Epagny, Vézaponin, Eury (Morsain), Pontfard (Chevillecourt), Hautebraye, au Patard, et à Vic au Grand moulin et à l’église.

Aujourd’hui, s’il ne reste plus guère de traces des différents moulins d’Autrêches, en revanche, certains bâtiments ont subsisté en quasi-totalité (à Bagneux ou à Vic) ou, en partie (à Cagny).

Les puits

12/2/2012

RH

 

NOS PUITS

 

 

Les puits disparaissent progressivement de notre paysage.

Le dernier que nous ne verrons plus se trouvait rue Saint-Victor à Hautebraye. Comme beaucoup, celui-ci servait jadis à plusieurs familles des maisons avoisinantes . Il s’offrait au regard des passants qui avaient toujours connu sa margelle, ne peuvent que regretter sa disparition derrière un haut mur.

Souvent creusés à de grandes profondeurs (jusqu’à plus de 60 mètres au Tiolet), ils étaient indispensables avant l’avènement des adductions d’eau . Avec l’eau au robinet, on délaissa les puits, puis certains furent dallés ou comblés, le plus souvent sans autre raison que de faire place nette .

Les puits servent trop souvent de dépotoir . Comment s’étonner alors qu’on demande leur suppression . Des propriétaires de puits en ont fait, qui un puisard, qui des WC économiques,… polluant ainsi les nappes d’eau qui communiquent entre elles . Quelle ignorance et quel mépris pour ce qui se passe sous terre !

Fort heureusement ceci devient rare et, maintenant nombreux sont ceux qui entretiennent, protègent et même fleurissent ces vieux puits, qu’ils soient communaux ou qu’ils leur appartiennent.

Les puits offrent une grande variété d’architecture .

Ces bâtiments, destinés à la protection de l’eau et à sa remontée, étaient réalisés avec le goût du travail bien fait : rationnels et fonctionnels dirait-on aujourd’hui, en tout cas bien réfléchis souvent ingénieux . Il y a un rapport direct entre la façon de bâtir les maisons et les puits d’une même localité : même matériaux locaux, à une époque où on utilisait ce qu’on avait sur place, ici la pierre, là du bois, ailleurs de la brique, parfois deux matériaux . Leur forme est souvent de plan carré, mais dans notre région les puits ronds sont les plus fréquents . Suivant la profondeur de l’eau, les manivelles sont doubles . Ce sont les femmes et les enfants qui allaient chercher de l’eau pour les besoins ménagers.

Les villages sont faits de l’église, du château, des bâtiments publics , des habitations, mais aussi des puits, lavoirs, pigeonniers, mares…. Tout cela forme un tout .

En ce qui concerne nos modestes puits, creusés à main d’homme à de si grandes profondeurs, c’est un véritable gaspillage que de supprimer quelque chose qui n’est ni laid, ni encombrant et qui pourrait encore être utile !

Pourquoi aimer les vieux meubles, collectionner les moulins à café et toutes sortes d’objets qui nous parlent des hommes qui nous ont précédés et de ne pas garder ces humbles architectures, véritables forme d’archéologie vivante ; ils peuvent encore servir si, comme pour les vieux meubles, on se donne la peine de les entretenir d’autant que l’eau des puits est analysée chaque année pour contrôler la qualité des eaux captées que nous buvons.