Cela s’est passé en octobre 1914 à Autrêches

26/3/2012

par Remi Hébert

Cela s’est passé en octobre 1914 à Autrêches

Déjà, pendant la première guerre mondiale, des journaux illustrés informaient les civils des faits qui se déroulaient sur le front. Dans l’un de ces magazines paru en 1915 « le Frankfurter Zeitung » nous avons trouvé ce récit fait par un soldat allemand .

Voici la traduction de cet article :

 Dans les bois, au sud d’Autrêches, une de nos patrouilles profitant d’un épais brouillard a épinglé sur un arbre à 50 mètres des tranchées françaises un mot manuscrit sur lequel nous avions écrit ceci :

« Courageux soldats Français, vous versez votre sang sans raison pour ces hypocrites d’Anglais qui se comportent partout de la même manière . Nous avons déjà fait prisonnier 300.000 Russes et sommes vainqueurs sur tous les fronts même si les mensonges anglais disent le contraire . C’est la vérité .

Venez nous rejoindre, vous serez reçus amicalement chez nous, vous mangerez à volonté . Vous n’avez rien à craindre de nous, nous n’avons que de la sympathie à votre égard . Savez-vous que nous avons encore des munitions et du ravitaillement pour une année ?

Ceux d’entre vous qui dans les prochains jours viendraient vers nous sans arme avec un drapeau ou un tissu blanc seront reçus comme des invités .

Ces promesses engagent sur l’honneur, Manituis, officier prussien, et Dehmel, poète allemand »

Quelques jours plus tard, une patrouille trouva la réponse épinglée sur le même arbre . Il y était écrit :

«  Les nouvelles que vous nous donnez sont déjà anciennes. Ce que vous dites de nos amis anglais est faux. Ils se battent courageusement à nos côtés pour la liberté et le bonheur de nos peuples . Ceux qui disent que le soldat français est affamé sont menteurs . Ils ignorent les nombreuses richesses de notre belle France.

 J’affirme que vous êtes perdus . Toute l’Europe est contre l’Allemagne et nous devons gagner la guerre pour tuer votre Empereur et vous libérer.

Vous êtes de misérables esclaves . Devenez libres . Votre Empereur doit tomber ; l’Empire est perdu.  Venez avec nous ! »

C’était signé : un soldat français qui a étudié l’allemand et veut vous libérer du joug impérial ».

La lettre était écrite sur un menu daté du 19 octobre en bordure duquel l’auteur de la lettre avait écrit à la main :

« Ceci est le repas habituel des officiers français qui invitent cordialement les officiers allemands ».

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