La Libération

RH

30/12/13

La Libération

 Le 25 août Paris est libéré . L’Armée d’occupation reflue en direction du Nord et de l’Est .

Le 28 et 29 les troupes alliées traversent Villers-Cotterêts faisant souffler un extraordinaire vent de liberté sur leur passage .

Sur la départementale venant de Vic vers Morsain, un défilé continu de convois allemands se succède . Matériel hors d’usage, guimbardes aux roues décentrées accrochées les unes aux autres tirées par des chevaux fatigués, camions sans bâche, vélos, motos, gazogènes poussifs, tout ce qui peut rouler a été réquisitionné afin de permettre une possible retraite sinon rapide .

Les hommes ne sont pas plus brillants : uniformes râpés, élimés, délavés, bottes éculées . Où est-elle la fière armée Allemande ! En pleine déroute . Mais la retraite ne se fait pas sans drames, ainsi :

à Coeuvres le 29, furieux d’avoir essuyé des coups de feu, les Allemands prirent des otages dont deux furent fusillés en forêt de Compiègne.

à Nouvron, revenant à vélo de Fontenoy, brassard FFI au bras, Claude Demory tombe sur deux voitures allemandes . Il sera tué alors que son compagnon parviendra à s’enfuir : ces voitures sont alors attendues à Nouvron même, l’une parviendra à rejoindre Vézaponin tandis que l’autre sera arrêtée . Au cours du combat, un colonel russe qui avait rejoint le maquis, est tué .

au Bois des Chassis, entre Pontarcher et la Vache Noire, ce sont treize fusillés – FFI pour la majorité- qui seront à déplorer le 31 .

Vic est libéré le 1er septembre ; les Allemands avaient fait sauter le pont, mais la passerelle était restée intacte .

La population redescendant du bois de Chapeaumont, où elle s’était cachée, fête sa libération tandis que les Américains reprennent leur progression vers le Nord, c’est-à-dire vers Autrêches où fin août, un ordre est donné émanant d’un régiment stationné pour quelques heures à Autrêches  « Tous les hommes du pays doivent se rendre dans certaines caves et y être enfermés » .  Certains obtempèrent, d’autres se réfugient dans les bois environnants en emmenant les chevaux . A Hautebraye, un soldat allemand interpelle un nommé Coquatrix, mais le pauvre homme étant sourd n’entend pas l’ordre et est abattu sur place .

Le 31 août, après une brève fusillade, un déserteur allemand est grièvement blessé devant la ferme Baudin : il est transporté dans une maison de la rue des Champs . Pendant deux jours les convois allemands passent sur la départementale, à cent mètres de l’endroit où se trouve l’agonisant ; on tremble à l’idée des représailles qui ne manqueraient pas d’être exercées si le blessé venait à être découvert !

Tout ce qui était tissu bleu, blanc ou rouge se transforme en drapeau pour accueillir les libérateurs . La joie de la liberté retrouvée éclate dans l’allégresse . Ainsi finit la guerre dans notre région .

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