La Résistance à Autrêches et alentours

RH                                                                

30/12/13

La Résistance à Autrêches et alentours

  Jusqu’au printemps 1943 les activités clandestines s’étaient essentiellement limitées au recueil de renseignements par un nombre restreint de résistants . Mais à partir de cette période des groupes et des équipes furent constituées dans la majorité des communes de la région de Vic .

Début juillet 43, le secteur prend le nom d’OCM 138 et dispose de 190 hommes commandés par un résistant déjà chevronné : le capitaine Gabriel Cochet (que nombre d’entre nous ont côtoyé en ignorant son rôle essentiel dans la direction des actions de la résistance dans la région) .

Le secteur est solidement structuré par Gabriel Cochet qui peut compter en janvier 44 sur 240 hommes dont 13 officiers FFI. A Autrêches, l’équipe Baudot comprend 6 hommes (1) et relève du groupe de Nouvron commandé par le lieutenant Henri Brique, l’un des adjoints de Gabriel Cochet.

A cette date, il a déjà un certain nombre d’actions à son actif dont le sabotage de la distillerie de Confrécourt où 400.000 litres d’alcool prêts à être transformés en carburant en Allemagne allaient partir en fumée.

Grâce au matériel parachuté à 4 reprises et caché dans les carrières de Ressons et de Moulin sous Touvent, l’OCM disposait d’un matériel important pour participer aux combats de la Libération.

En attendant, les réseaux avaient réussi à récupérer et à convoyer 15 aviateurs alliés tombés dans la région. Quelques uns furent cachés dans la ferme du Tiolet, d’autres dans le café d’Hautebraye par la famille Denis-Surtel (2) affiliée au groupe de résistance d’Attichy commandé par le Dr Hervaux . C’est ainsi que dans la nuit du 22 au 23 avril 44, revenant du 3ème bombardement de Laon, un Lancaster  s’était écrasé au lieu-dit le Vaux Renard au dessus de Chevillecourt . Le seul survivant des huit membres d’équipage, Donald Lourtenay parvint à gagner une maison de la rue du Beaumontoir à Autrêches d’où il fût pris en charge par un réseau qui lui permis de regagner l’Angleterre .

Au printemps 44 les actions de sabotage s’intensifièrent :

  • L’OCM fit dérailler un train de chars près de la gare de Mercin.
  • La circulation des trains entre Compiègne et Soissons fut interrompue à trois reprises immobilisant les transports ferroviaires plusieurs jours à chaque fois .
  • Les lignes téléphoniques furent coupées elles aussi à différents endroits .
  • La circulation fluviale fut rendue impossible par le dynamitage de plusieurs écluses.

Toutes ces actions génèrent l’occupant, non sans danger pour les combattants de l’ombre.

Ainsi, alors que l’heure de la Libération avait déjà sonné en Normandie, Gabriel Cochet fut dénoncé et arrêté à son bureau de l’Aisne Agricole à Vic . Malgré les tortures, il ne parla pas et fut envoyé au camp d’extermination de Neuengamme près d’Hambourg . Il en revint après guerre très éprouvé .

(1)     Outre le caporal Lucien Baudet, l’équipe est constituée d’André et Fernand Couteau, de Lucien Gourlez, de Fernand Janowski et de Jean Dolinski

(2)     Ceux-ci auraient auparavant caché un ou plusieurs dignitaires du parti communiste après son entrée dans la clandestinité .

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