Soldats de la Révolution et de l’Empire nés à Autrêches

 

Soldats de la Révolution et de l’Empire
nés à Autrêches

Le souvenir des soldats d’Autrêches morts au cours des conflits antérieurs à la guerre de 1870 est totalement estompé et leur nom n’est inscrit sur aucun monument. Aussi, me parait-il opportun de rappeler ici l’existence des 10 enfants de la commune morts au cours Tables décennales et de la période de guerres incessantes de la Révolution à la chute de l’empire. Il s’agit de :
• Jean-Louis Linehatte, fusilier à la 7è compagnie du 36è régiment, mort à l’hôpital de Mantes (78), l’an II ;
• Victor Vaillant, fusilier à la 1ère compagnie du 1er bataillon du 17è régiment, mort à 23 ans à l’hôpital d’Ostende (Belgique), l’an XII ;
• Pierre Chandelier, brigadier à la 7è compagnie du 3è escadron, mort à 29 ans, à l’hôpital de Verdun à la suite d’une phtisie pulmonaire, l’an XIII ;
• Louis-Maurice Tricot, fusilier à la 5è compagnie du 3è bataillon du 43è régiment d’infanterie légère, mort en 1807 à l’hôpital d’Ardre ;
• Antoine Louis Desplanches, fusilier à la 3è compagnie du 2è bataillon du 75è régiment, mort de ses blessures à l’hôpital d’Annel le 1er août 1809 ;
• Claude-Philippe Cerf, chasseur au 5è régiment d’infanterie légère, tué à la bataille de Wagram le 6 juillet 1809. Il avait remplacé, moyennant finances, le nommé Pierre-François Dafey ;
• Charles Cerf, dragon au 5è régiment, cantonné à Compiègne , à 20 ans ;
• Alexis Cerf, sergent à la 18è compagnie du 8è régiment du corps impérial d’artillerie, mort à l’hôpital de Vienne (Autriche) le 10 aout 1809, après avoir eu la cuisse emportée par un boulet à la bataille de Wagram le 6 juillet 1809 ;
• Pierre-Crépin Farget, fusilier la 2è compagnie du 5è bataillon du 82è régiment de ligne, mort à l’hôpital d’Auffredi de La Rochelle (17) , à 19 ans ;
• Antoine Mélaye, grenadier à cheval, 3è compagnie, mort à l’hôpital de la Garde impériale, à 35 ans.

Cette liste nominative montre bien à quel point les innombrables campagnes napoléoniennes furent meurtrières.
D’autres natifs d’Autrêches eurent davantage de chance et revinrent de leurs campagnes. Certains couverts de lauriers en reconnaissance de leur courage. Ce fut le cas de 3 grognards qui reçurent la Légion d’honneur. Il s’agit de :
• Pierre-André Chandelier, né le 25 mars 1773 à Autrêches. Fils d’un tailleur d’habits, Chandelier vivra 13 ans sous l’uniforme ce qui le mènera en Egypte et en Italie avec le 9è de ligne qu’il quittera avec le modeste grade de caporal. Vivant de sa petite pension chez lui à Autrêches, la Légion d’honneur lui fut décernée le 26 mai 1851 à 78 ans et peu avant sa mort ;

 

Document officialisant le remplacement de Victor Chandelier par un suppléant payé par lui.

chandelier

• Louis Jacquelin, né le 3 mai 1768 à Autrêches. Fils de manœuvrier, il fut incorporé au 2è régiment de dragons le 18 septembre 1793. Zélé et d’une grande bravoure, il y gravit rapidement les échelons hiérarchiques. De toutes les campagnes, il termine par celles d’Allemagne en 1808 et d’Espagne en 1809. Nommé sous-lieutenant le 7 novembre 1806, il est grièvement blessé à la bataille d’Iéna et au combat de Heilsberg où il plusieurs coups de sabre ce qui déclenche une fièvre aigüe. Il doit quitter l’armée compte tenu de la perte d’une partie de sa vue. Cela ne l’empêche pas de commencer une seconde carrière dans les douanes dans lesquelles il termine capitaine à Noirmoutier fin 1816. Il se retire à Autrêches et y décède peu après le 6 décembre 1819.

Il faut croire que les états de service de Jacquelin étaient particulièrement brillants puisqu’il fut dans les tout premiers à être décoré de la Légion d’honneur (5 novembre 1804) c’est-à-dire peu après la création de cette décoration ;

• Et de Joseph Leclerc (ou Le Clerc), né le 20 juin 1772 à Autrêches. Fils d’un manouvrier d’Hautebraye, il est incorporé le 26 pluviôse an II comme chasseur et participe à toutes les campagnes. Il participe aux batailles d’Austerlitz, d’Ulm, d’Iéna, d’Auerstedt, d’Eylau de Friedland d’Eckmühl, d’Essling, de Wagram, de Ratisbonne, d’Hohenlinden, à toutes les batailles de la campagne de Russie et de France. Grenadier à cheval de la Garde impériale, il termine sa vie militaire à Waterloo et quitte l’armée après plus de 21 ans sous l’uniforme. et après avoir reçu la Légion d’honneur le 16 août 1813.

Sources : Etat-civil d’Autrêches (relevé Nocq) et tables décennales ; base léonore.

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