L’évacuation forcée de civils pendant la guerre

12/3/2012

par Remi  Hébert

 

 

 

Evacuation forcée de civils pendant la guerre

L’histoire authentique qui suit prouve que l’on peut mourir de la guerre sans jamais avoir été blessé par une arme à feu.

Fin 1914, les autorités militaires prirent la sage décision de faire évacuer les civils qui se trouvaient terriblement exposés au milieu des combats qui ensanglantaient Autrêches.

Un couple de personnes âgées, les Ménart, qui habitait au 27-31 rue St-Victor , alors appelée rue Sèche, ne l’entendirent pas ce cette oreille . Lorsque les soldats fouillèrent les maisons pour s’assurer qu’il ne restait pas de civils à l’intérieur, ils se cachèrent dans la cave à l’intérieur de deux tonneaux.

L’évacuation terminée, ils se montrèrent enfin et vécurent toute la guerre sous la ligne de feu, vacant tranquillement à leurs occupations comme si de rien n’était.

En mai 1918, lors de l’ultime offensive allemande, ils ne purent employer le même stratagème et comme les autres habitants (revenus en 1917) ils durent partir de force .

Ils devaient mourir tous deux quelques mois plus tard avant la fin de la guerre de tristesse et de chagrin loin de leur chère maison.